La Douelle
À propos

Ce que les tonneliers ont laissé

Deux cents cercles, une réserve de douelles, un palan et un sol de brique usé par le roulement des barriques. Nous avons bâti la maison autour de tout cela.

1902 – 1979

Le chantier, le canal, les futailles

La façade de l'entrepôt, côté canal

L'entrepôt travaillait pour les caves du massif : on montait les futailles ici, on les descendait au quai par une rampe, et les péniches faisaient le reste jusqu'à l'étang.

Le métier a disparu avec la cuve d'acier. Le dernier tonnelier a gardé l'atelier fermé vingt ans, sans rien vendre de son matériel.

Nous avons reçu les clés en 2021 avec une seule condition écrite : ne pas décrocher les cercles du mur nord. Elle nous convenait très bien.

Le chantier
La partie basse, contre le canal, aujourd'hui les huit tapis.
Le palan
Il montait les fonds de barrique ; il porte le tableau du menu.
Les douelles
Le chêne de la réserve, devenu étagères sans être recoupé.
Le bâtiment

Trois volumes, trois usages

VolumeAutrefoisAujourd'hui
La halle hauteStockage des douelles sèchesLa salle à manger, soixante places
Le chantier basMontage et cerclage des futaillesLes huit tapis de cartes
La rampe au canalDescente des barriques vers le quaiL'entrée de service et la cour
Nos principes

Quatre choses qui ne changeront pas

Les cercles restent au mur : ni à vendre, ni à décrocher, ni à emporter.

On joue pour le compte des points, à toutes les tables, sans que rien ne soit misé ni gagné.

La carte ne dépasse jamais quatre lignes, même un samedi de salle pleine.

Un taxi part du comptoir avant qu'un client repris de boisson ne retrouve son volant.